Q * U * E * L * Q * U * E * S *** M * O * T * S

 

Voici quelques mots, quelques textes. Des choses qui nous tiennent à cœur, qui nous révoltent, qui nous font souffrir, qui nous touchent tout simplement. Aussi bien dans le domaine de la politique, que dans le domaine de la vie quotidienne et sentimentale, la politique, la musique ou l’activisme…En espérant que vous y trouvez votre compte…

 

ALEX

TUCHITCHE

DJOOL

 

« Cette fois c’est terminé… » de Alex

« Animaux torturés » de Djool

« DIY : Et moi dans tout ça ? » de Tuchitche

« Tibet, terre oubliée » de Tuchitche

 

+ + + INTERVIEWS + + +

Cliquez sur les bannières

 

 

 

                             NEW !

 

…Bientôt : Interview de ENREGISTRE PAR STEVE

ALBINI…

 

 

 

CETTE FOIS C’EST TERMINE

 

"Cette fois, c'est terminé". Trois mois que je me force à ingurgiter cette phrase, à l'avaler pour avoir moins mal lorsque tes états d'âme me tombent sur la gueule. Tu sais, cette phrase faussement curative, qui t'aide à noyer un peu la tristesse. Cette phrase qui te donne l'impression de gérer la situation alors qu'en réalité tu gères rien du tout.

"Cette fois, c'est terminé" je te maudis doucement pour ne pas souffrir, me mens à moi même, je peste sans ne jamais en penser un traître mot. Puis je regrette, je culpabilise, alors je t'appelle encore et encore. Tu ne décroches pas, je peux aller me faire foutre. Tu vas mal. Le reste... c'est pas important.

"Cette fois c'est terminé". Fini définitivement. Peu importe ce qui se passera, je ne peux plus encaisser cette situation sans rien dire. Bouge-toi merde, allez, trouve les couilles de dire "non". Puis, tu m’appelles en pleurant. Tu me dis que tu m'aimes, j'accours, comme un chien, comme un con, comme d'habitude.  Finalement on est bien là tous les deux, à se jurer des choses sans aucun sens, à se faire espérer un avenir, on est bien là à construire ce  qui n'a pas le droit d'exister. Mais lui aussi, il existe. Lui aussi peste en silence sans en penser un traître mot, lui aussi essaie de te maudire pour oublier son malheur. Tu l'aimes. Parfois tu le détestes aussi, tu ne le supportes plus alors tu m'appelles, tu pleures, j'accours.

"Cette fois, c'est terminé" je ne serai plus là pour porter ta douleur, la mienne me suffit bien assez. C'est à toi de réfléchir, à toi de choisir. Je ressors ma phrase, celle qui transforme le malheur en colère. Tu commences à la connaître hein ? Toujours ce même schéma cyclique, ce serpent qui se bouffe la queue à l’infini. Trois mois, quatre mois. Tu m'appelles, me dis qu'il abandonne, qu'il a compris notre petit manège. Plus rien. Je n'ai plus le droit de savoir qui tu es, plus le droit de savoir comment tu vas. Alors tout s'arrête ici ? Très bien.

"Cette fois c'est terminé"...

 

Alex

 

 

ANIMAUX TORTURES

 

Ce texte n’est pas une propagande pour un quelconque mouvement politique ou religieux. Il n’est écrit que dans l’unique but de vous faire réfléchir, prendre conscience du sort des animaux qui sont abattus, séquestrés, torturés, utilisés pour toutes sortes d’expériences.

Beaucoup diront que de s’apitoyer sur le sort des animaux, il faudrait agir pour faire disparaître la misère humaine. Mais ces gens ne se sentent pas plus concernés par celle-ci. Ils vivent dans leur monde, égoïstes, et se protègent de tout ce qui ce passe autour d’eux.

A ceux qui diront que l’on a besoin de cobayes dans les laboratoires pharmaceutiques ou militaires pour faire avancer la recherche, nous répondrons qu’ils prennent le problème à l’envers. Plutôt que de chercher un remède à une nouvelle maladie, qui sera testé sur des centaines d’animaux pour peut être ne pas aboutir, il faudrait en trouver la cause et intervenir sur celle-ci. Mais l’homme a peur de s’avouer la vérité, c'est-à-dire qu’il est souvent la cause de ces maladies (pollution, armes chimiques, et autres expériences où nous autres citoyens sommes également les cobayes). Alors on préfère fermer les yeux, pour se cacher la vérité : tant d’animaux à qui l’on injecte des virus, à qui l’on découpe les membres, que l’on fait souffrir, et tout ça pour rien.

A ceux qui diront que l’on a besoin de viande ou de poissons pour notre équilibre alimentaire, nous répondrons qu’un équilibre alimentaire ne consiste pas à se gaver de sucreries, de sodas, ni de manger deux escalopes saignantes à souhait avec une sauce aux champignons et deux pommes de terre juste pour dire « j’ai mangé des légumes ». Alors que vous pouvez garder un équilibre alimentaire sans viande, ni poissons et ainsi éviter à des millions d’animaux de mourir chaque année pour votre seul appétit, dans des conditions abominables : entassés dans wagons ou des camions d’où beaucoup ressortent assoiffés et les pattes brisées. Ils sont alors tués, dépecés à la chaîne sans aucun sentiment. Vous n’y pensez peut-être pas lorsqu’ils sont dans votre assiette, mais dites vous que, tout comme les bébés ne naissent pas dans les choux, les steaks ne sortent pas de la terre.

A ceux  qui diront  que la chasse et la pêche sont des moyens de réguler la reproduction des animaux et ainsi de contribuer à la sauvegarde de « notre » nature. Nous répondrons que la première cause de dévastations est l’implantation des hommes sur des territoires vierges et le non-respect de « sa » nature par celui-ci. Encore une fois l’homme rejette la faute. La chasse et la pêche ne sont que des prétextes à des actes de barbarie pour satisfaire la soif de pouvoir de l’homme ou pour le trafic des peaux ou de l’ivoire…

A ceux qui diront que les animaux sont mieux traités dans nos foyers que dans la nature, nous répondrons que pour qu’un reptile, qu’un oiseau tropicale, qu’un poisson ou même qu’un chien arrive dans notre pays des centaines d’autres meurent lors de leur capture ou pendant leur transport…parfois à plusieurs dans de minuscules cages.

Et n’oublions pas les animaux utilisés pour nous divertir dans les corridas où les taureaux se font transpercer par les fameuses banderilles, les combats de coqs, de chiens et autres animaux dressés par des maîtres insensibles dans l’unique but de se mutiler. Ces animaux ressortent souvent avec des séquelles dont ils ne se remettent pas.

Alors s’il vous plaît, essayer de ne plus contribuer à ces actes barbares. Si vous avez le droit à la vie, les animaux l’ont tout autant que vous, l’Homme est soi-disant un être supérieur alors vous devriez n’avoir aucun mal à comprendre ce que nous essayons d’exprimer. Prenez conscience que vous faites souffrir des êtres vivants…vivants tout comme vous.

Certains diront que nous nous donnons bonne conscience, peut-être, mais ce n’est pas mieux que de donner 10 euros aux restos du cœur en croyant résoudre les problèmes de faims pendant une année.

Merci à ceux qui auront lu ce texte en entier, en espérant vous avoir fait réfléchir sur le contenu de vos assiettes.

 

Djool

 

 

DIY : ET MOI DANS TOUT CA ?

 

Je n’ai pas eu envie d’écrire ce papier par hasard, pour donner un énième avis sur le DIY de manière générale. Ce n’est pas une envie mais un besoin, pour cracher ce que j’ai dans le ventre. Mais également, au delà de mon côté grande gueule, la colère et l’amertume ressenties suites à des conversations entretenues avec certaines personnes à Lille (sur internet ou au cours de soirées qui se transforment en débat interminables.. mais enrichissant tout de même, c’est le plus important ! ) m’ont donné cette furieuse envie de m’exprimer.

Avant toute chose, et là je parle pour moi, le DIY, au sens large du terme, c’est être acteur de sa propre vie, au lieu d’adopter une attitude d’éternel suiveur. Arrêter d’admirer ou de rêver, mais oser. Se construire une vie sur mesure, hors des limites et des idéaux que l’on nous injecte à longueur de journée à l’université, et dans les mass médias. Adopter une démarche de réflexion et de remise en question naturelle, rester ouverts aux autres et aux actions des autres, essayer de comprendre, de communiquer.

Quant à la scène punk DIY à proprement parler.. bon je pense que tout le monde s’accorde à dire que l’on peut alimenter des heures de conversations avec ce seul sujet.. je vais donc (essayer hein) de faire court. Pour moi, c’est la seule musique qui de nos jours est et reste indépendante. Sans codes, ni censure. Le meilleur moyen pour un musicien, ou tout autre artiste (écrivain, dessinateur, photographe..) de révéler sa créativité, de montrer qu’il a quelque chose à dire. Certes, certains reprocheront que le punk a réussi a créer ses propres normes.. ok ça c’est un autre débat.. Je pense que la scène punk DIY est en mouvement permanent, qu’elle cherchera toujours plus à palper SES idéaux, qu’au sein de cette même scène, on peut rencontrer des personnes profondément passionnées mais qui optent pour des démarches différentes. Notre plus grande erreur serait de vouloir globaliser et de généraliser l’esprit même du DIY. Quant à moi, je n’ai que 20 ans, cela ne fait qu’un an que j’ai décidé de m’intéresser de très près à tout ça et de mettre la main à la pâte. En tout cas, ce que je peux dire c’est que j’adore ça. Que ce soit pour la musique ou autre chose, j’ai rencontré des gens avec lesquels j’ai eu des conversations qui m’ont conforté dans l’idée qu’il ne faut jamais baisser les bras, que rien n’est jamais perdu. Que nous avons dans les mains un formidable outil pour donner forme concrète à nos idées, indispensable à la création de structures autogérées, lieu d’échanges, d’expression, de lutte, de place libre pour une culture différente. Oui ok, plus facile à dire qu’à faire, mais faut jamais lâcher le morceau. Et ici à Lille, il se peut bientôt que l’on y arrive, et ce sans faire aucune concessions. On y bousille notre énergie, mais c’est ce qui nous maintient en vie. Keep our fingers crossed..

 

Tuchitche

 

 

TIBET, TERRE OUBLIEE

 

Cela va bientôt faire six ans que je me passionne pour cette terre. Virus familial très certainement.. ajouté à une fascination sans limite envers ces peuples, encrés dans la tradition, dont nous avons tant à apprendre..

Historiquement parlant, l’histoire du Tibet ressemble a un conte de fée qui s’achève en tragédie dramatique : avant les années 1950, le Tibet avait un très fort rayonnement dans toute la partie Sud – Sud Est de l’Asie, avec un mode de fonctionnement très simple, reposant sur deux principes fondamentaux : bouddhisme et démocratie. Le gouvernement central du Tibet se situait à Lhassa, la capitale, et plus précisément au Potala, bâtisse énorme où siégeait le gouvernement et le Dalaï Lama. Réincarnation du Bouddha, les différents Dalaï Lama ont conduit les tibétains à travers les siècles.

En 1913, le Tibet se déclare indépendant. En 1950, la Chine envahit Lhassa, puis le Tibet entier. Certains chinois vous parleront de libération, les tibétains vous parleront d’invasion. Pourquoi la Chine au Tibet me direz-vous ? La présence chinoise au Tibet est l’aboutissement de rapports très complexes entre les deux territoires. Le Tibet pour la Chine représente une possibilité d’expansion considérable, un moyen d’asseoir une fois plus la puissance géographique de la Chine.

En 1959, le Dalaï Lama est poussé à l’exil.  L’enfer rouge déploie sa barbarie sur le Tibet : on compte environ 1 200 000 morts, entre 6000 et 8000 monastères détruits (certains sont en reconstruction au Tibet oriental, grâce à des dons privés). Sans oublier l’exploitation à outrance des ressources minières et la pollution des rivières,  le projet de mettre en place le tgv reliant Lhassa à Pékin, le projet de construction d’un hôtel de 27 étages dans l’ancienne cité interdite, pour faire affluer en masse les touristes en mal de dépaysement, les bars à putes et les discothèques, les jeunes tibétains seuls et désorientés qui se cament à la colle, les menaces permanentes du gouvernement chinois sur un peuple pacifiste qui ne comprend plus ce qui lui arrive, la stérilisation des femmes pour étouffer l’accroissement de la population, les viols, la torture, la terreur psychologique (porter un drapeau tibétain ou la photo du Dalaï Lama est passible de 7 ans de prison.) Ces 10 lignes ne sont qu’une liste exhaustive du barbarisme ambiant au Tibet.

Ce qui me révolte dans tout ça, c’est que la Chine devrait être jugée devant le tribunal pénal international pour crimes contre l’humanité et non respect des droits de l’homme. ( que ce soit envers les tibétains ou une autre de ses minorités ethniques.) Mais pour qu’un juge du TPI statue, il doit être saisi.. il ne peut se saisir seul. Mais tant que la Chine sera un des moteurs de l’économie mondiale, alors nos grandes puissances ne se résoudront pas à vouloir changer les choses.

Parler du Tibet, de sa situation, de son passé, prendrait des heures entières de discussion, des pages d’écritures par dizaines. Si vous voulez en savoir plus, allez voir l’adresse suivante : www.tibet-info.org. Nous pouvons tous tenter d’aider un peuple qui va finir par mourir si nous ne faisons rien. Sauvons cette terre, ce poumon du monde, qui a tant à nous apprendre.

 

Tuchitche

 

 

è RETOUR AU MENU