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Q * U * E * L * Q *
U * E * S *** M * O * T * S Voici
quelques mots, quelques textes. Des choses qui nous tiennent à cœur, qui nous
révoltent, qui nous font souffrir, qui nous touchent tout simplement. Aussi bien
dans le domaine de la politique, que dans le domaine de la vie quotidienne et
sentimentale, la politique, la musique ou l’activisme…En espérant que vous y
trouvez votre compte…
ALEX TUCHITCHE DJOOL |
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« Cette fois c’est terminé… » de Alex « DIY : Et moi dans tout ça ? » de Tuchitche « Tibet, terre oubliée » de Tuchitche + + + INTERVIEWS + + + Cliquez sur les bannières
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"Cette fois, c'est terminé". Trois mois que
je me force à ingurgiter cette phrase, à l'avaler pour avoir moins mal
lorsque tes états d'âme me tombent sur la gueule. Tu sais, cette phrase
faussement curative, qui t'aide à noyer un peu la tristesse. Cette phrase qui
te donne l'impression de gérer la situation alors qu'en réalité tu gères rien
du tout. "Cette fois, c'est terminé" je te maudis
doucement pour ne pas souffrir, me mens à moi même, je peste sans ne jamais
en penser un traître mot. Puis je regrette, je culpabilise, alors je
t'appelle encore et encore. Tu ne décroches pas, je peux aller me faire
foutre. Tu vas mal. Le reste... c'est pas important. "Cette fois c'est terminé". Fini
définitivement. Peu importe ce qui se passera, je ne peux plus encaisser cette
situation sans rien dire. Bouge-toi merde, allez, trouve les couilles de dire
"non". Puis, tu m’appelles en pleurant. Tu me dis que tu m'aimes,
j'accours, comme un chien, comme un con, comme d'habitude. Finalement on est bien là tous les deux, à
se jurer des choses sans aucun sens, à se faire espérer un avenir, on est
bien là à construire ce qui n'a pas
le droit d'exister. Mais lui aussi, il existe. Lui aussi peste en silence
sans en penser un traître mot, lui aussi essaie de te maudire pour oublier
son malheur. Tu l'aimes. Parfois tu le détestes aussi, tu ne le supportes
plus alors tu m'appelles, tu pleures, j'accours. "Cette fois, c'est terminé" je ne serai
plus là pour porter ta douleur, la mienne me suffit bien assez. C'est à toi
de réfléchir, à toi de choisir. Je ressors ma phrase, celle qui transforme le
malheur en colère. Tu commences à la connaître hein ? Toujours ce même schéma
cyclique, ce serpent qui se bouffe la queue à l’infini. Trois mois, quatre
mois. Tu m'appelles, me dis qu'il abandonne, qu'il a compris notre petit
manège. Plus rien. Je n'ai plus le droit de savoir qui tu es, plus le droit
de savoir comment tu vas. Alors tout s'arrête ici ? Très bien. "Cette fois c'est terminé"... Alex |
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Ce texte n’est pas une propagande pour un quelconque
mouvement politique ou religieux. Il n’est écrit que dans l’unique but de
vous faire réfléchir, prendre conscience du sort des animaux qui sont
abattus, séquestrés, torturés, utilisés pour toutes sortes d’expériences. Beaucoup diront que de s’apitoyer sur le sort des
animaux, il faudrait agir pour faire disparaître la misère humaine. Mais ces
gens ne se sentent pas plus concernés par celle-ci. Ils vivent dans leur
monde, égoïstes, et se protègent de tout ce qui ce passe autour d’eux. A ceux qui diront que l’on a besoin de cobayes dans
les laboratoires pharmaceutiques ou militaires pour faire avancer la
recherche, nous répondrons qu’ils prennent le problème à l’envers. Plutôt que
de chercher un remède à une nouvelle maladie, qui sera testé sur des
centaines d’animaux pour peut être ne pas aboutir, il faudrait en trouver la
cause et intervenir sur celle-ci. Mais l’homme a peur de s’avouer la vérité,
c'est-à-dire qu’il est souvent la cause de ces maladies (pollution, armes
chimiques, et autres expériences où nous autres citoyens sommes également les
cobayes). Alors on préfère fermer les yeux, pour se cacher la vérité :
tant d’animaux à qui l’on injecte des virus, à qui l’on découpe les membres,
que l’on fait souffrir, et tout ça pour rien. A ceux qui diront que l’on a besoin de viande ou de
poissons pour notre équilibre alimentaire, nous répondrons qu’un équilibre
alimentaire ne consiste pas à se gaver de sucreries, de sodas, ni de manger
deux escalopes saignantes à souhait avec une sauce aux champignons et deux
pommes de terre juste pour dire « j’ai mangé des légumes ». Alors
que vous pouvez garder un équilibre alimentaire sans viande, ni poissons et
ainsi éviter à des millions d’animaux de mourir chaque année pour votre seul
appétit, dans des conditions abominables : entassés dans wagons ou des
camions d’où beaucoup ressortent assoiffés et les pattes brisées. Ils sont
alors tués, dépecés à la chaîne sans aucun sentiment. Vous n’y pensez
peut-être pas lorsqu’ils sont dans votre assiette, mais dites vous que, tout
comme les bébés ne naissent pas dans les choux, les steaks ne sortent pas de
la terre. A ceux qui
diront que la chasse et la pêche sont
des moyens de réguler la reproduction des animaux et ainsi de contribuer à la
sauvegarde de « notre » nature. Nous répondrons que la première
cause de dévastations est l’implantation des hommes sur des territoires
vierges et le non-respect de « sa » nature par celui-ci. Encore une
fois l’homme rejette la faute. La chasse et la pêche ne sont que des
prétextes à des actes de barbarie pour satisfaire la soif de pouvoir de
l’homme ou pour le trafic des peaux ou de l’ivoire… A ceux qui diront que les animaux sont mieux traités
dans nos foyers que dans la nature, nous répondrons que pour qu’un reptile,
qu’un oiseau tropicale, qu’un poisson ou même qu’un chien arrive dans notre
pays des centaines d’autres meurent lors de leur capture ou pendant leur
transport…parfois à plusieurs dans de minuscules cages. Et n’oublions pas les animaux utilisés pour nous
divertir dans les corridas où les taureaux se font transpercer par les
fameuses banderilles, les combats de coqs, de chiens et autres animaux
dressés par des maîtres insensibles dans l’unique but de se mutiler. Ces
animaux ressortent souvent avec des séquelles dont ils ne se remettent pas. Alors s’il vous plaît, essayer de ne plus contribuer
à ces actes barbares. Si vous avez le droit à la vie, les animaux l’ont tout
autant que vous, l’Homme est soi-disant un être supérieur alors vous devriez
n’avoir aucun mal à comprendre ce que nous essayons d’exprimer. Prenez
conscience que vous faites souffrir des êtres vivants…vivants tout comme
vous. Certains diront que nous nous donnons bonne
conscience, peut-être, mais ce n’est pas mieux que de donner 10 euros aux
restos du cœur en croyant résoudre les problèmes de faims pendant une année. Merci à ceux qui auront lu ce texte en entier, en
espérant vous avoir fait réfléchir sur le contenu de vos assiettes. Djool
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Je n’ai pas eu envie d’écrire ce papier par hasard,
pour donner un énième avis sur le DIY de manière générale. Ce n’est pas une
envie mais un besoin, pour cracher ce que j’ai dans le ventre. Mais
également, au delà de mon côté grande gueule, la colère et l’amertume
ressenties suites à des conversations entretenues avec certaines personnes à
Lille (sur internet ou au cours de soirées qui se transforment en débat
interminables.. mais enrichissant tout de même, c’est le plus important !
) m’ont donné cette furieuse envie de m’exprimer. Avant toute chose, et là je parle pour moi, le DIY,
au sens large du terme, c’est être acteur de sa propre vie, au lieu d’adopter
une attitude d’éternel suiveur. Arrêter d’admirer ou de rêver, mais oser. Se
construire une vie sur mesure, hors des limites et des idéaux que l’on nous
injecte à longueur de journée à l’université, et dans les mass médias.
Adopter une démarche de réflexion et de remise en question naturelle, rester
ouverts aux autres et aux actions des autres, essayer de comprendre, de
communiquer. Quant à la scène punk DIY à proprement parler.. bon
je pense que tout le monde s’accorde à dire que l’on peut alimenter des
heures de conversations avec ce seul sujet.. je vais donc (essayer hein) de
faire court. Pour moi, c’est la seule musique qui de nos jours est et reste
indépendante. Sans codes, ni censure. Le meilleur moyen pour un musicien, ou
tout autre artiste (écrivain, dessinateur, photographe..) de révéler sa
créativité, de montrer qu’il a quelque chose à dire. Certes, certains
reprocheront que le punk a réussi a créer ses propres normes.. ok ça c’est un
autre débat.. Je pense que la scène punk DIY est en mouvement permanent,
qu’elle cherchera toujours plus à palper SES idéaux, qu’au sein de cette même
scène, on peut rencontrer des personnes profondément passionnées mais qui
optent pour des démarches différentes. Notre plus grande erreur serait de
vouloir globaliser et de généraliser l’esprit même du DIY. Quant à moi, je
n’ai que 20 ans, cela ne fait qu’un an que j’ai décidé de m’intéresser de
très près à tout ça et de mettre la main à la pâte. En tout cas, ce que je
peux dire c’est que j’adore ça. Que ce soit pour la musique ou autre chose,
j’ai rencontré des gens avec lesquels j’ai eu des conversations qui m’ont
conforté dans l’idée qu’il ne faut jamais baisser les bras, que rien n’est
jamais perdu. Que nous avons dans les mains un formidable outil pour donner
forme concrète à nos idées, indispensable à la création de structures
autogérées, lieu d’échanges, d’expression, de lutte, de place libre pour une
culture différente. Oui ok, plus facile à dire qu’à faire, mais faut jamais
lâcher le morceau. Et ici à Lille, il se peut bientôt que l’on y arrive, et
ce sans faire aucune concessions. On y bousille notre énergie, mais c’est ce
qui nous maintient en vie. Keep our fingers crossed.. Tuchitche |
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Cela va bientôt faire six ans que je me passionne
pour cette terre. Virus familial très certainement.. ajouté à une fascination
sans limite envers ces peuples, encrés dans la tradition, dont nous avons
tant à apprendre.. Historiquement parlant, l’histoire du Tibet ressemble
a un conte de fée qui s’achève en tragédie dramatique : avant les années
1950, le Tibet avait un très fort rayonnement dans toute la partie Sud – Sud
Est de l’Asie, avec un mode de fonctionnement très simple, reposant sur deux
principes fondamentaux : bouddhisme et démocratie. Le gouvernement
central du Tibet se situait à Lhassa, la capitale, et plus précisément au
Potala, bâtisse énorme où siégeait le gouvernement et le Dalaï Lama.
Réincarnation du Bouddha, les différents Dalaï Lama ont conduit les tibétains
à travers les siècles. En 1913, le Tibet se déclare indépendant. En 1950, la
Chine envahit Lhassa, puis le Tibet entier. Certains chinois vous parleront
de libération, les tibétains vous parleront d’invasion. Pourquoi la Chine au
Tibet me direz-vous ? La présence chinoise au Tibet est l’aboutissement
de rapports très complexes entre les deux territoires. Le Tibet pour la Chine
représente une possibilité d’expansion considérable, un moyen d’asseoir une
fois plus la puissance géographique de la Chine. En 1959, le Dalaï Lama est poussé à l’exil. L’enfer rouge déploie sa barbarie sur le
Tibet : on compte environ 1 200 000 morts, entre 6000 et 8000 monastères
détruits (certains sont en reconstruction au Tibet oriental, grâce à des dons
privés). Sans oublier l’exploitation à outrance des ressources minières et la
pollution des rivières, le projet de
mettre en place le tgv reliant Lhassa à Pékin, le projet de construction d’un
hôtel de 27 étages dans l’ancienne cité interdite, pour faire affluer en
masse les touristes en mal de dépaysement, les bars à putes et les
discothèques, les jeunes tibétains seuls et désorientés qui se cament à la
colle, les menaces permanentes du gouvernement chinois sur un peuple
pacifiste qui ne comprend plus ce qui lui arrive, la stérilisation des femmes
pour étouffer l’accroissement de la population, les viols, la torture, la
terreur psychologique (porter un drapeau tibétain ou la photo du Dalaï Lama
est passible de 7 ans de prison.) Ces 10 lignes ne sont qu’une liste
exhaustive du barbarisme ambiant au Tibet. Ce qui me révolte dans tout ça, c’est que la Chine
devrait être jugée devant le tribunal pénal international pour crimes contre
l’humanité et non respect des droits de l’homme. ( que ce soit envers les
tibétains ou une autre de ses minorités ethniques.) Mais pour qu’un juge du
TPI statue, il doit être saisi.. il ne peut se saisir seul. Mais tant que la
Chine sera un des moteurs de l’économie mondiale, alors nos grandes
puissances ne se résoudront pas à vouloir changer les choses. Parler du Tibet, de sa situation, de son passé,
prendrait des heures entières de discussion, des pages d’écritures par
dizaines. Si vous voulez en savoir plus, allez voir l’adresse suivante :
www.tibet-info.org. Nous pouvons
tous tenter d’aider un peuple qui va finir par mourir si nous ne faisons
rien. Sauvons cette terre, ce poumon du monde, qui a tant à nous apprendre. Tuchitche
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